Ce que nous a révélé et appris l’année 2020 – Réflexion personnelle et premier bilan.


Tout d’abord, meilleurs vœux pour l’année 2021. Je vous souhaite la santé avant tout, des moments de bonheur et de joie retrouvés ! J’y ajoute le courage, la force et la réussite pour vos projets personnels et professionnels.

Ayons tout d’abord une pensée pour tous les malades et les personnes décédées, victimes de cette terrible maladie. Je ne vous ferai pas le bilan de l’année écoulée à la manière de notre président de la République, puisque l’année 2020 restera une année épouvantable, avec un gouvernement qui a entretenu par sa très mauvaise communication un climat d’angoisse permanent avec des annonces quotidiennes de chiffres les plus alarmistes les uns que les autres sans nous laisser voir une lueur d’espoir durant cette année écoulée. Toujours par sa mauvaise communication, il a également entretenu un climat de tension et de division entre les différents acteurs et plus largement au sein des familles et de la population française.

Toute une gestion critiquable, et ce, dès le début de l’épidémie où le gouvernement n’a rien voulu voir, n’a rien préparé et n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment, se laissant dépasser par la situation, en attendant le pire et en contraignant la France à un des confinements les plus durs d’Europe.

Tout au long de l’année 2020, nous avons assisté à des prises de décisions insensées, certaines absurdes, d’autres totalement contradictoires : les masques, les tests, la chloroquine, la gestion des écoles, des collèges, des lycées et des facs, la fermeture forcée de certaines entreprises et de certaines structures, le premier confinement généralisé, le deuxième « pseudo » confinement, le couvre-feu, les mauvaises commandes (pour ne citer que le remdésivir), la négociation de l’emprunt européen pour la relance économique, l’ouverture totale du pays et il faut le préciser, un des seuls pays qui n’a jamais fermé ses propres frontières par dogmatisme politique !

Contrairement à ce qui est dit, ce n’est pas parce que le gouvernement a emprunté des milliards et est intervenu massivement en couvrant les salaires que l’économie semble sauvée. Au contraire, le bilan économique s’annonce désastreux sur plusieurs points. Les politiques n’ont pas sauvé l’emploi puisque tout le monde de la petite entreprise a été très impacté par l’ensemble des mauvaises décisions prises et non prises par ce gouvernement tout au long de l’année 2020 : les petits commerçants, les restaurants, les cafés, les brasseries, les salles de sport, les salons de coiffure, les instituts de beauté, … Beaucoup d’entre eux sont en train de déposer le bilan ou vont le déposer dans les semaines et les mois à venir. Une pensée également au monde de la culture et du divertissement qui sont durement impactés par la crise et ne dispose d’aucun élément d’information leur permettant de reprendre sereinement, à ce jour, une activité pérenne. N’oublions pas non plus la dette que ce gouvernement laissera aux générations futures et ces milliers de Français qui ont perdu leur emploi et ceux qui ont vu leur revenu baissé cette année, au détriment d’une minorité qui s’est enrichie. En effet, selon l’INSEE, la France a détruit 715 000 emplois au premier semestre sous l’effet de la crise sanitaire et ce n’est que le début… Destruction de l’économie, mais aussi la destruction de nos libertés fondamentales par des restrictions de non-sens et de plus en plus pesantes. Rappelons-le, c’est aussi durant cette année 2020 que notre pays a été durement touché une fois de plus par le terrorisme islamiste.

Tout cela aura permis de réveiller les esprits et nos consciences ! Nous avons pu observer que lorsqu’un esprit critique se met à exprimer une idée inverse ou critique la politique du gouvernement celui-ci est taxé directement d’extrémiste ou de complotiste laissant ainsi tout débat impossible ! Un gouvernement qui n’a pas hésité à malmener des prix Nobel, des professeurs, des chercheurs pour empêcher tout débat d’idées et de solutions, pour satisfaire ainsi ses intérêts personnels et privés. Nous avons vu aussi le désastre des élections municipales qui a permis l’élection dès le premier tour d’un bon nombre de conseillers municipaux soutenus par le gouvernement qui ont une légitimé très critiquable compte tenu de la très faible participation nationale et locale. Face à cette « mascarade », la politique n’a jamais eu autant de sens, si vous ne votez pas, vous êtes déjà sous l’emprise de ce pouvoir autoritaire qui s’impose un peu plus chaque jour.

Finalement, avec cette année 2020, nous avons vu que les valeurs de liberté, de démocratie, de la fierté d’être français et de vivre-ensemble ne nous sont jamais acquises, c’est un combat à mener et à gagner en 2021 et a fortiori en 2022 avec l’échéance décisive qu’est l’élection présidentielle !

Ludovic BAILLEUL

Soutien de Jean-François SOYEZ

Membre de la liste « Plus belle, plus sûre, plus propre, Wattrelos retrouve la flamme »

À quand une « urgence sécuritaire »?


Dimanche soir, après la défaite du PSG, des dizaines de délinquants, de casseurs et de multirécidivistes se sont rassemblés aux champs Elysées et dans les quartiers aux alentours pour brûler, saccager des voitures et briser des vitrines de dizaines de magasins. Malgré les annonces du gouvernement et le déploiement de 3 000 forces de l’ordre, l’État a été incapable d’empêcher ces scènes d’émeutes ! 

Depuis le début de son quinquennat, le Président Emmanuel Macron court après chaque événement et annonce « l’urgence » sans volonté réelle de répondre aux problèmes des français. L’urgence sanitaire, l’urgence pour les hôpitaux, l’urgence pour la jeunesse, l’urgence écologique, l’urgence au Liban, l’urgence pour un plan de relance … Mais jamais d’urgence sécuritaire pour enrayer cet ensauvagement de la société française et cette insécurité grandissante ! Il faut arrêter avec les mots et il faut enfin agir avec des actes forts !

Cette situation de tensions, de casses et de violences à la suite de la finale de la Ligue des champions n’a pas fait réagir la maire de Paris, Anne Hidalgo. Pourtant, en première ligne, lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux automobilistes ou pour nous parler des vélos et des trottinettes, mais là pas une seule déclaration, pas un seul mot sur le sujet. Derrière ces dégâts, ce sont des travailleurs qui continuent de subir et de payer les erreurs et l’impuissance du gouvernement.

Après cet été « orange mécanique », le gouvernement doit revoir de fond en comble la politique sécuritaire et la politique pénale de notre pays. Au niveau de nos villes, il doit commencer par renforcer les pouvoirs de la police municipale sur tout le territoire et leur permettre en premier lieu d’effectuer des contrôles d’identité.

À Wattrelos, lors de la campagne municipale de 2020, nous avions proposé et nous demandons toujours, une augmentation des effectifs de polices, pour atteindre un total de 40 policiers municipaux armés contre 21 aujourd’hui ! Rappelons-le, l’effectif actuel est insuffisant pour une ville de 41 000 habitants ! Il faut revoir entre autres, les consignes d’interventions, former les agents régulièrement, mieux les doter en matériels, …

Revoir notre programme pour Wattrelos

Plus belle, plus sûre, plus propre, Wattrelos retrouve la flamme

Si le gouvernement et les élus LREM ont choisi d’acheter la paix sociale, nous, nous voulons la rupture et la fermeté pour retrouver la France et ses villes apaisées !

Gestion de la reprise épidémique : le port du masque partout, du bon sens et de l’anticipation nulle part !


Depuis quelques jours, nous assistons à une reprise de l’épidémie. Deuxième vague ou non, le gouvernement nous assure qu’elle est maîtrisée et que tout est sous contrôle et d’autres responsables comme Anne Souyris, adjointe à la mairie de Paris nous dit que nous assistons à une reprise exponentielle. Qui croire ? Que croire ?

evolutioncasDepuis le relâchement généralisé et les rassemblements festifs comme le concert privé à Nantes, le feu d’artifice et les concerts à Wattrelos, le rassemblement dans une rave party clandestine près d’Arcachon, la rave party en Lozère, la multiplication des « covid party » et des mouvements anti-masques, nous comptons un nombre de cas positifs qui ne fait qu’augmenter de jour en jour. Le nombre de cas détecté était de 1039 le 4 août, il était de 2846 le 14 août. En l’espace de 10 jours, nous détectons presque 3 fois plus de cas positifs par jour !

Face à cette augmentation du nombre de cas et une circulation toujours active du virus, Emmanuel Macron est toujours absent du terrain de la gestion de la crise sanitaire et laisse le Premier ministre lancer des demi-ordres ou des ordres suivis de contre-ordres, stratégie habituelle du gouvernement depuis le début de la crise. Certains responsables politiques pensent à généraliser le port du masque et de le rendre obligatoire même dans les espaces extérieurs. Tout en plaidant pour le port du masque, Monsieur Castex laisse les préfets se rapprocher des élus locaux pour prendre des décisions à ce sujet. Les semaines passent, le Premier ministre nous alerte, se prononce, mais ne prend aucune décision. Finalement, il reste dans le flou alors qu’il faudrait une véritable rigueur pour gérer et contenir l’épidémie qui est en train de progresser.

Conséquence de ces méthodes, des villes appliquent le port du masque dans les espaces extérieurs et d’autres ne l’appliquent pas. Parmi les villes qui l’ont rendu obligatoire, certaines l’imposent dans certains quartiers ou certaines rues et c’est totalement incompréhensible et incohérent à ce jour ! Prenons par exemple la ville de Paris où la carte change chaque jour, des portions au sein d’une même rue sont concernées par le port du masque et d’autres portions ne le sont pas… Le port du masque devrait être obligatoire dans des rues très fréquentées par les habitants et les touristes, mais certaines de ces rues sont pourtant absentes de ce dispositif. Au contraire, dans certaines rues vides, le port du masque est rendu obligatoire… Comment peut-on alors appliquer une telle décision et la faire respecter lorsque celle-ci est aussi floue, incohérente et incompréhensible aux yeux de la population ?stickers-port-masque-obligatoire2

Les préconisations des scientifiques à ce sujet sont claires, il faut porter le masque dans les espaces clos avant tout et lorsque la distanciation sociale est impossible à respecter. Certains de nos élus vont comme d’habitude à l’encontre des recommandations et du bon sens et veulent ainsi obliger le port du masque en tout temps et en tous lieux. Nous pouvons voir d’ailleurs dans ces décisions, un risque réel d’abus d’autorité !

Et pendant ce temps-là, il n’y a toujours pas de protocole adapté pour nos écoles alors qu’elle concerne des millions d’enfants et des millions de familles qui vont fréquenter en grande partie du temps ces lieux clos. Il existe cependant un protocole allégé, datant du mois de juillet, connu une fois de plus dans la presse, mais encore une fois, les élus locaux n’ont encore rien reçu d’officiel à 10 jours de la rentrée scolaire! Alors qu’il faudrait un protocole répondant à une situation de reprise épidémique afin de prévoir une éventuelle deuxième vague, nous avons pour l’instant un protocole assoupli où la distanciation physique prend fin, l’accès aux jeux et le partage des objets deviennent autorisés. Où est la cohérence du gouvernement lorsque l’on souhaite d’un côté généraliser le port du masque en extérieur, l’imposer en tout temps et en tous lieux et de l’autre, assouplir au maximum les règles dans les écoles ?

Il est temps d’en finir avec les multiplications d’annonces politiques absurdes qui participent purement de la communication du gouvernement. Elles veulent donner l’illusion de l’action et tenter de « rassurer » une partie de la population. Il est enfin venu le temps de prendre des mesures de santé publique et de les faire appliquer avec fermeté avant qu’il ne soit trop tard !

Retour sur le confinement, le déconfinement et la réouverture de nos écoles.


Si la réouverture des écoles a posé énormément de questions et de problèmes, c’est bien sûr dû à la conséquence d’une mauvaise gestion de la crise sanitaire, d’une mauvaise communication sur le sujet et surtout par la volonté affirmée d’aller à contre sens de la décision du conseil scientifique et de la pratique de nos pays voisins qui étaient déjà en partie déconfinés. Il a été relativement facile sur simple annonce de fermer l’ensemble des établissements scolaire mais il a été beaucoup plus complexe de les ouvrir à tous les élèves dans la période de transition.

Devait-on rester sur le « volontariat » des parents ? Devait-on imposer l’obligation scolaire pour tous les enfants ou au contraire laisser les écoles fermées jusqu’au mois de septembre ? Quelles seront les conséquences de ces décisions pour les enfants dès la rentrée de septembre 2020 ?

Revenons tout d’abord au début du mois de mars où l’épidémie a déjà pris de l’ampleur sur l’ensemble du territoire français. L’OMS demandait à l’Etat de repérer, tester, et isoler l’ensemble des malades afin de briser les chaines de contaminations. Notre gouvernement n’avait en aucun prévu ce qui allait arriver, nous n’avions pas de tests, pas de masques et nous étions face à des contaminations qui se multipliaient de jour en jour. Nous le savions déjà, la phase d’endiguement de cette épidémie était d’ores et déjà ratée ! L’Etat refusait de voir la situation réelle, il pensait d’ailleurs que notre pays n’allait pas être aussi impacté que les autres…Il comptait gagner du temps et cacher ce manque d’impréparation et le manque de moyen dont souffre notre pays. Au passage, nous ne compterons plus les nombreuses bourdes et les erreurs de communication tout au long de cette crise de la part de la porte-parole du gouvernement. Rappelons-nous : les masques sont inutiles, la fermeture des écoles est impossible, les enseignants ne travaillent pas, Fermer les frontières n’est pas efficace, les virus n’ont pas de passeport … Nous entendons des déclarations à contre sens, stade après stade et c’est alors que Sibeth Ndiaye annonce « l’important c’est d’être prêt pour le stade 3 qui effectivement me paraît inévitable. » Vous l’aurez compris, il est déjà trop tard, le gouvernement aura choisi le confinement par défaut.

Nos hôpitaux étaient déjà surmenés et saturés avec un personnel qui alerte depuis plusieurs années sur la situation catastrophique de l’hôpital en France. Nous le savons déjà, les services seraient en très grosses difficultés pour faire face l’affluence des malades.

Face à cette crise sanitaire historique, le gouvernement n’a pas d’autre choix que d’annoncer le confinement strict où nous sommes privés temporairement de notre liberté individuelle, où l’économie est à l’arrêt pour ne pas dire mise à terre.  Une économie paralysée et environ 50 000 écoles seront fermées.

Nous pouvons maintenant le dire, le gouvernement a manqué cruellement de clarté tout le long de la durée de notre confinement. En allongeant petit à petit la durée du confinement, l’ensemble des secteurs économiques n’ont pas pu anticiper, se projeter et s’adapter à la situation. Cela à ajouter de la difficulté aux difficultés. Au passage, notons par ailleurs que les entreprises ont été bien plus réactives que l’administration française pour la commande de matériel nécessaire (masque et gel).

A Wattrelos, durant cette période de confinement, en utilisant la seule heure par jour à 1 km du domicile, j’ai pu remarquer que le confinement a été malheureusement peu respecté dans notre ville. Absence de contrôle policier dans les quartiers, rassemblement régulier dans les rues et les espaces verts, accumulation de déchets sur nos voiries. A longueur de journée dans le quartier de Beaulieu se sont des quads, des motos et des rodéos, des conducteurs qui rôdent et zonent toute la journée ! C’est insupportable et c’est inadmissible ! Tout cela est passé sous silence, n’en déplaise à BFM, non le confinement n’a pas été respecté et pire, les incivilités se sont multipliées ! N’oublions pas non plus le deal et le trafic qui s’est bien porté durant toute cette période !

Après ces 8 longues semaines de confinement, le gouvernement a annoncé qu’il était temps de reprendre certaines activités et qu’il était venu le temps pour les enfants de revenir à l’école de manière progressive. Le ministre présente la chose comme urgente : est-ce pour lutter contre le décrochage scolaire, pour aider les élèves en difficultés et pour recréer le lien social entre les enfants et l’enseignant ?  Ou simplement « jouer le rôle d’une garderie » pour que les parents reprennent le travail ? Précisons que cette décision précipitée va à l’encontre de l’avis du conseil scientifique qui préconisait une rentrée au mois de septembre pour nos enfants.

Cette annonce comme toutes les annonces qui montreront là encore, le manque de préparation de notre gouvernement, le manque de clarté dans l’application concrète du déconfinement et la non prise en compte des réalités de terrain. D’ailleurs on aura du mal à comprendre les propos de notre ministre Jean-Michel Blanquer qui nous disait qu’il y avait plus de risques à rester chez soi que d’aller à l’école. Alors pourquoi avoir confiné pendant 2 mois dans ce cas ? Le problème est toujours le même depuis le début, il n’y avait pas assez de masques pour l’ensemble de la population, les capacités de test étaient très limitées et tout le dispositif de traçage des cas contacts était saturé par le nombre de cas déclaré. Le risque est d’autant plus important lorsque ces moyens ne sont pas mis en places de manière performante. Notons qu’à la date du 11 mai, il manquait toujours des masques pour pouvoir assurer les premières étapes du déconfinement.

L’Etat s’est déchargé totalement de la réouverture de nos écoles. Il laissera un protocole inapplicable de quelques 60 consignes dans les mains des maires et des chefs d’établissement. Vous l’avez compris, c’est aux maires et aux chefs d’établissement de décider de la réouverture des écoles et de mettre en place l’application du protocole. Les résultats de cette inertie sont des grandes disparités où des territoires laissent des écoles fermées, d’autres ouvrent partiellement les écoles et d’autres accueillent toutes les classes avec un maximum d’élèves. A noter que certaines écoles n’ont que les élèves « prioritaires », ceux dont les parents travaillent tous les deux. Ainsi, nous avons pu voir des écoles « fonctionner » avec 3 ou 4 élèves… Peut-on accepter ces méthodes et ces principes dans nos écoles républicaines ? Il faut le reconnaître cette désorganisation profonde posera d’énormes problèmes et laissera des séquelles et dès la rentrée de septembre.

Et pendant ce temps, les enseignants n’ont pas compté le temps et l’énergie déployé aux services des enfants et des familles.  Les week-ends, les mercredis, les fériés ont été consacré au suivi : plan de travail, corrections des travaux et réponses individualisées par mail, visio par groupe d’élèves… Non, nous n’avions pas le temps pour aller cueillir des fraises à l’autre bout de la France mais plutôt d’assurer un travail de qualité pour assurer la réussite de tous les élèves. Le 11 mai, il a fallu déménager et nettoyer toutes les classes, délimiter les espaces des couloirs et de la cour pour assurer les règles d’hygiènes et de distanciations sociales pour ensuite tout remettre en place le 21 juin comme si rien ne s’était passé… Nous avons fait bien au-delà de notre métier… pour rien! Sans compter l’organisation complexe entre la gestion des deux groupes d’élèves : travailler en présentiel avec les enfants dont les parents ont souhaité le retour en classe et assurer le travail à distance pour le groupe qui n’est pas en présentiel et inversement. Il fallait aussi assurer la continuité pédagogique pour les élèves qui n’ont pas fait leur retour à l’école, un réel casse-tête !

Lorsque j’observais ce qui se passait dans notre ville, le constat était alarmant ! Des enfants restaient dans les rues en groupe bravant toutes les règles préconisées et même le soir après 22 heures. Ces enfants ne sont pas revenus à l’école pour des raisons de sécurité ou pour prolonger les vacances jusqu’au mois de Septembre ? Est-ce que ces enfants travaillent à la maison et ont-ils encore un suivi ? Le problème vient de la déclaration de notre ministre qui en proposant l’école à la carte sur la base du volontariat a rendu tout ce qui était obligatoire mais qui n’était pas réalisable, devenu finalement facultatif…  Cependant, n’oublions pas les familles qui ont joué le jeu. Peu importe leur décision de renvoyer ou non leurs enfants, nous devons les remercier pour leur collaboration car télétravailler, enseigner et éduquer ses enfants n’a pas été chose facile.

Si nous devons faire le bilan de cette situation, on regrettera la gestion et la communication de l’Education nationale. Les annonces dans la presse, les directives ambigües et tardives la veille pour le lendemain qui ont été à l’origine de tensions entre les différents acteurs. Ce n’est pas normal d’utiliser BFM TV et la radio pour être prévenu de ce qu’il fallait faire pour nos enfants ! Pour réussir le déconfinement, il aurait fallu un vrai protocole créé avec les réalités du terrain. Et oui, il faut connaître le fonctionnement d’un établissement avant de faire des annonces qui pourraient être réalistes! Il aurait fallu bien évidemment travailler avec des enseignants et des directeurs venant de la diversité de tous nos territoires en établissant une progressivité dans le déconfinement et avec une réelle prise en compte des organisations des établissements. Avec une organisation rigoureuse adaptée et une panification concrète, (et non pas du jour pour le lendemain) nous aurions pu accueillir la majorité des élèves dans les meilleures conditions. Les enfants avaient besoin de retrouver un rythme scolaire et de travail. Ils avaient aussi besoin de retrouver leurs camarades, de recréer du lien avec l’enseignant pour participer et progresser au sein de leur groupe. Oui, La place d’un élève est à l’école !

Retenons quand même le positif, Mr Blanquer a estimé le 1er juillet sur RTL que les conditions sanitaires permettront « d’avoir un retour normal en classe », avec des effectifs d’enseignants et d’élèves au complet. Il a néanmoins indiqué que l’Éducation nationale se prépare à d’éventuelles crises qui pourraient survenir dans le courant de l’année scolaire.

Compte tenu d’une dégradation des conditions sanitaires ces dernières semaines et d’une reprise des contaminations sur notre territoire, nous attendons une mobilisation du gouvernement sur ce sujet avec des actes concrets pour appréhender avec sérénité la rentrée prochaine. Affaire à suivre donc… En attendant, bel été et bonnes vacances, tout en respectant les gestes barrières bien sûr !