EHPAD en France ! La honte silencieuse !


Documentaire à regarder. La vie en EHPAD

Dans la vidéo, dont le lien est ci-dessus, vous découvrirez un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personne Agée Dépendante) de standing. Des locaux très propres, un établissement privé a priori très agréable.

Toutefois ce bel endroit n’est pas un pari pour les cheveux d’argent de nos anciens… Le documentaire parle de lui-même je ne vais donc pas vous détailler ce que l’on y voit, mais juste apporter mon avis de professionnel de santé qui connaît plutôt très bien ces EHPAD et les services de gériatrie.

Avant tout, sachez que mes propos ne visent pas à pointer du doigt les soignants eux-mêmes mais plutôt la politique de rentabilité des groupes gestionnaires de ces établissements.

Nous sommes nombreux à devoir, hélas, à un moment de la vie de nos ainés à devoir faire le choix déchirant de confier nos parents et grands-parents à ces maisons spécialisées qui seront généralement la dernière demeure de nos proches.

Ici l’EHPAD accueille les personnes âgées moyennant un « loyer » de 3500€ par mois soit 42000€ par an. Autant dire qu’à ce prix c’est tout le patrimoine du nouveau résident qui va y passer et même une partie de celui sa famille.

Pour un tel montant les proches se disent que les services et la qualité de ceux-ci ne peuvent qu’être à la hauteur d’un hôtel de luxe et penser légitimement que c’est le bon endroit pour finir sa vie, celle de leur proche, dans le bien-être. Et pourtant.

Et pourtant, à bien y regarder, les coulisses sont tout autres. Je dirais même qu’elles sont au moins aussi honteuses que celles que l’on découvre dans les EHPAD publics français. La vraie différence c’est le coût : entre 2000€ et 2500€ minimums dans le public contre 3500€ pour celui qui nous intéresse ici. Ce dernier n’étant pas le plus cher.

Ce qui ne change pas entre privé et public c’est le manque de personnel compétent et, de facto, le manque de temps disponible pour s’occuper décemment de nos anciens. Ces scènes de couloirs où l’on croise des résidents perdus, souillés, apeurés je les ai connus. Ces services, dans lesquels on ne croise pas souvent le personnel j’y ai travaillé. Je ne suis pas fier de la qualité de service que j’ai apporté à mes patients, pardon, résidents et pourtant. Pourtant nous étions très occupés, en permanence. Une infirmière, deux ou trois aides-soignants le matin, rarement plus d’une infirmière et un aide-soignant l’après-midi est généralement une infirmière et un aide-soignant la nuit, parfois pour deux étages !

Dès lors comment s’occuper dignement de nos aînés ? La réponse est aussi simple que claire : on ne le peut pas dans un système où la rentabilité est plus importante que la dignité humaine. C’est dit !

Les résidents des EHPAD ne sont pas du bétail ! Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, tolérer la situation telle qu’elle est décrite dans la vidéo. C’est inhumain, contraire au droit à la dignité ! Pourtant ces faits ne sont pas isolés et la plupart de ces résidences fonctionnent de la même manière. Peu de personnel, des toilettes faites en moins de 10 minutes ce qui, je l’affirme d’expérience, cela est impossible ! Petit déjeuner, déjeuner et diner sont des moments importants où les soignants devraient disposer de temps pour nourrir correctement les personnes âgées ne sachant pas, ou mal, se nourrir seules. Malheureusement soit on les gave à « la va-vite » soit on ne les nourrit pas ! Heureusement pour certains pensionnaires que des membres de leur famille puissent se dégager du temps pour venir donner à manger à leurs parents mais ce n’est hélas pas le cas le plus fréquent et ce n’est d’ailleurs pas une situation normale. Les besoins vitaux ne sont pas pleinement assurés.

Que dire encore des « tours de changes » qui doivent être faits au pas de course ? Nombre de nos anciens sont souillés par leur urine et leurs excréments et le restent longtemps, toujours trop longtemps et même souvent de longues heures. Intolérable ! La malnutrition, le manque de communication, le non-respect de la dignité de nos anciens ne sont que quelques éléments qui forment la maltraitance institutionnelle souvent couverte par les personnels qui craignent pour leur emploi, par les cadres qui sont payés pour faire cravacher les agents, et déniés par les directeurs et actionnaires de ces établissements. Oui mesdames et messieurs ce système est honteux. Oui vous avez le droit et même le devoir de vous plaindre. C’est d’ailleurs en dénonçant tous ces mauvais traitements, en déposant des plaintes, si possibles collectives, que vous participerez à faire changer les choses dans ces institutions publiques ou privées. Quand on sait que certains groupes d’hébergements pour personnes âgées dépendantes réalisent des bénéfices annuels allant jusqu’à 400% il est important de se demander où passe l’argent de vos anciens, votre argent et souvent même les aides apportées par l’Etat ! L’argent qui part dans les poches pleines des actionnaires doit être en grande partie récupéré et mis au service des résidents en embauchant du personnel supplémentaire, en investissant dans du mobilier confortable mais aussi dans l’animation, les sorties, la sauvegarde du lien avec l’extérieur et j’en passe.

J’ai entendu des centaines de personnes demandant à mourir parce qu’elles ne supportaient plus leurs conditions de vie et le traitement qu’on leur infligeait en plus de la terrible solitude dont toutes souffrent !

J’ai eu une patiente, résidente, qui était pleinement consciente de sa situation, qui était capable de se débrouiller seule pour manger, par exemple, et de se déplacer sans trop de difficulté, décider de mourir. J’ai pris le temps, devant sa détresse psychologique, de lui parler plus longuement que d’habitude. J’ai tenté de la raisonner mais elle en avait décidé autrement et elle m’a dit « à partir de maintenant je ne mange plus, je ne bois plus ». Elle a tenu promesse avec une force mentale que j’aie rarement vue. Tout, nous avons tout essayé pour la nourrir jusqu’à tenter de lui imposer la sonde gastrique. Rien n’y fit. Elle s’est éteinte 3 ou 4 jours plus tard. La solitude, tue autant que le mauvais traitement du système économique qui ignore l’humain. Jamais je ne serai placé en EHPAD le temps où ma conscience sera intacte. Je préfère encore décider du moment de partir mais là encore nous vivons dans un pays hypocrite qui refuse le suicide assisté qui permettrait de faire son dernier voyage dans des conditions optimales. L’euthanasie qui est pratiquée depuis la nuit des temps, tous les soignants le savent, l’ont vue ou réalisée, fait aussi partie des grands sujets de société que l’on refuse de mettre dans le débat politique tout en cautionnant sa pratique. Mesdames et messieurs la France manque de courage. Mesdames et messieurs nous sommes la France et c’est à nous de reprendre le pouvoir et à restaurer les valeurs qui nous chérissions tellement autrefois.

#NosVieuxValentMieuxQueLeursProfits

Vers un resserrement des règles sanitaires ?


CORONAVIRUS: LA BELGIQUE ANNONCE DE NOUVELLES RESTRICTIONS FACE À LA HAUSSE DE CAS

H.G. avec AFP Le 27/07/2020 à 16:45

CORONAVIRUS: LA BELGIQUE ANNONCE DE NOUVELLES RESTRICTIONS FACE À LA HAUSSE DE CAS
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Article de Jean-François SOYEZ, le 28 juillet 2020

Et pendant ce temps là, en France, le gouvernement et les medias nous preparent à l’idée dune forme de reconfinement.

Se dirigerait-on vers boulot, vélo, dodo et loisirs à minima ? Oui.

L’activité économique va être préservée au mieux, les loisirs et sorties strictement réglementées à nouveau.

Où en est vraiment la crise sanitaire ? Entre ceux qui disent que tout va bien et ceux qui affirment que rien ne va plus, qui croire ?

En espérant que nous échapperons à une probable nouvelle restriction de nos droits et libertés j’appelle chacune et chacun d’entre vous à faire preuve de discernement, de bon sens, en portant le masque chaque fois qu’il le faudra.

J’appelle également tous les élus à faire respecter ces règles de précaution mais surtout à limiter les autorisations de manifestations publiques et donc les grands rassemblements traditionnels tels que festivals, braderies et particulièrement pour #Wattrelos le traditionnel et célèbre vide-greniers « les berlouffes »

La sagesse appelle à annuler ces événements dans la mesure où l’on sait que garantir le respect des gestes barrière, par tous, est impossible.

Évidemment se passer d’une journée festive est un crève-cœur, évidemment que cela aura un impact conséquent sur le chiffre d’affaires des commerces… Je suis le premier à le regretter. Toutefois, quel élu pourrait laisser s’organiser de grandes manifestations sans se préoccuper vraiment de la sécurité et de la vie de ses concitoyens ? Pas moi !

Peu m’importe que les budgets prévus pour les différents grands rendez-vous ne soient pas dépensés ! Notre responsabilité, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les concitoyens, est d’assurer la protection de nos habitants.

Si nous voulons reprendre une vie normale après l’épidémie de Covid19 et reprogrammer nos grandes manifestations annuelles sans que ces dernières aient un goût de regret, voire de mort, nous avons un choix difficile et courageux à faire. Nous devons annuler tous les événements pour lesquels nous ne pourrons garantir le strict respect des règles sanitaires par tous.

Jean-François SOYEZ

Covid-19, un nouveau rebond ?


Le déconfinement n’était pas encore officiel que les chiffres de la mortalité, en France, connaissaient déjà un rebond.

Depuis dimanche les chiffres du nombre de décès remontent. Ces dernières 24H 348 personnes ont perdu la vie… Dans 5 à 15 jours les premiers effets du déconfinement devraient être visibles et lisibles. Gardez toutes les précautions utiles.

Une famille en danger…


Sauve qui peut. La maison va tomber !

Affaire résolue en quelques jours grâce à nos interventions

Octobre 2018.

Thérèse, paisible petit bout de femme très dynamique se rend compte que sa maison à « bougé ». En effet, les microfissures qu’elle avait déjà repéré peu de temps avant étaient maintenant bien plus nombreuses et larges.

Du salon aux chambres, de l’intérieur vers l’extérieur : des murs inquiétants.

Thérèse vit avec ses enfants dans la ville de Wattrelos, dans le nord de la France. Elle habite une maison du bailleur social Vilogia. La famille y était plutôt bien jusqu’à ce mois d’octobre où tout aurait pu basculer. En entrant nous sommes immédiatement plongés dans l’inquiétude face à l’état des murs qui, si nous n’étions pas nous-mêmes de la ville, semblent avoir eu du mal à résister à un tremblement de terre. Il faut le voir pour y croire et c’est pourquoi nous sommes là. Constater et rapporter les faits. Quelques photos, valant plus que des mots, nous partageons avec vous ce que nous avons vu.

Alertés, les services de la ville et du bailleur social se sont transportés sur place et ont constaté les dégâts. Face à l’état du bâtiment la ville a immédiatement pris un arrêté de péril imminent. Il y a danger.

Près de dix mois après le constat où en est la situation?

Ne pouvant plus vivre à cet endroit la famille est en attente de relogement de la part du bailleur social. On ne peut pas dire qu’aucune proposition n’ait été faite, non. Un logement à bien était proposé mais « celui-ci n’était pas adapté à la taille de la maison et je n’aurai jamais pu y apporter tous mes meubles » précise Thérèse avant de rajouter : « Il faut que Vilogia tienne également compte du secteur qu’il va nous proposer. J’ai le cadet de mes fils qui est scolarisé dans une autre ville et nous reloger dans un autre secteur l’éloignerait encore de son établissement scolaire. Vous savez ce n’est pas pratique d’aller chercher les transports en commun…ici c’est déjà compliqué, dans un autre quartier cela sera encore plus difficile« 

Pour terminer cet article nous pouvons affirmer que la situation de Thérèse (et celles des voisins qui ont dû partir sur le champ) est connue et prise en considération on ne saurait jamais assez recommander au bailleur social et aux services municipaux d’être plus rapides dans la recherche de solution car à défaut du ciel se sont les murs qui tomberont sur la tête…des locataires!