Fin de campagnes électorales


Mesdames et messieurs,

Les élections, départementales et régionales, se tiendront (second tour) ce dimanche 27 juin 2021 de 8H à 18H.

Conformément à la législation en vigueur la campagne électorale se termine ce vendredi 25 juin 2021 à 23H59. Dès minuit tout prosélytisme politique sera interdit jusqu’à dimanche après la fin des opérations de vote. L’interdiction vaut pour les publications en ligne (Internet, réseaux sociaux etc.) comme pour l’affichage libre. La seule action possible jusqu’à la dernière minute des scrutins (18H) est l’entretien des panneaux d’affichage officiels de nos candidats.

Evidemment je vous invite tous à voter et faire voter pour notre mouvement. Le RN doit gagner des cantons et des régions. Ces scrutins sont, comme tous les autres, très importants pour vous, pour nous. Aucune voix des soutiens de Marine le Pen, de Sébastien Chenu, de Marie-Chantal Blain et de Philippe Lambilliotte ne doit manquer.

Pour les lecteurs d’autres cantons et d’autres régions il va de soi que j’invite, j’appelle à voter pour les représentants RN en utilisant les bulletins comportant notre logo.

Enfin, le message a adresser aux personnes qui pensent que tout est joué d’avance et simple : Ne pas tenir compte des ragots, des sondages, des commentaires divers. Il faut rappeler que chaque électeur est important et que sa voix compte. Le vote c’est le seul moyen de s’exprimer de manière tout à fait démocratique. Ne pas voter c’est accepter de subir tant les changements que les pressions politiques qui ne manqueront pas de se faire plus lourd encore…

Nous avons 48H pour convaincre les électeurs d’aller aux urnes et idéalement pour leur faire comprendre que le meilleur choix, la meilleure offre politique, le parti sans compromission c’est le Rassemblement National et non les partis qui ont la veille du premier tour étaient concurrents voire ennemis et qui, dès la fin du scrutin se mettaient ensemble. Vous imaginez-vous coucher avec votre ennemi, un concurrent ? Moi non !

Les accords politiques négociés au café du coin par pure démagogie doivent trouver une fin de non-recevoir !

Soyez pédagogue ces prochaines 48H et, en privez, convainquez vos proches, vos amis, collègues et voisins que nous, nous marchons la tête haute et avec la réelle ambition de servir la population, de protéger les français et de remettre la France sur le podium des pays qui comptent, qui avancent, qui créent de l’emploi, améliorent la solidarité, les libertés, la sécurité, l’économie évidemment et beaucoup d’autres choses importantes pour une nation comme la nôtre.

Dimanche, mesdames et messieurs vous aurez le pouvoir. Vous pouvez réellement changer nos départements, nos régions et bientôt tout le pays.

Je compte sur vous.

Jean-François, Wattrelos le 25 juin 2021

Faciliter la reouverture des terrasses à wattrelos


Ce mercredi 19 mai 2021 les terrasses de restaurants, cafés et autres lieux de convivialité vont enfin pouvoir être réouvertes.

C’est acté, mercredi nous pourrons reprendre le café en terrasse et même y prendre le déjeuner. C’est bien, c’est même très bien. En fonction des territoires la mise en place de ces terrasses sera plus ou moins difficile.

A Wattrelos je crains que la plupart de nos lieux de convivialité ne puissent être ouverts faute de terrasses permettant de ne pas ouvrir à perte.

Je préconise aux commerçants, chaque fois que cela sera possible, de solliciter le droit d’empiéter, à titre gratuit, sur le domaine public et notamment sur les places de stationnement face à leurs établissements. Evidemment il n’est pas question de faire cela n’importe comment. Il faut d’abord faire une demande auprès des services municipaux qui pourront étudier la faisabilité d’installer une terrasse éphémère sur le domaine public. Nous devons assurer la sécurité de chacun et il n’est donc pas possible de supporter des terrasses sauvages. La ville aura à sécuriser les empiètements sur la voie publique, elle sait le faire.

Comme vous le savez les installations de stands, terrasses etc. sur le domaine public sont payantes. Il va de soi qu’en pareille période et en soutien avec nos artisans commerçants je demande donc au maire à ce que les extensions provisoires ne soient pas facturées.

Voilà une mesure simple et pratique qui pourrait donner un coup de pouce au redémarrage de l’économie pour les cafetiers et restaurateurs pour peu que l’emplacement de leurs commerces permette la mise en place de la disposition présentée.

Jean-François SOYEZ, 16 mai 2021

Si vous constatez des erreurs n’hésitez pas à en informer l’auteur.

EHPAD en France ! La honte silencieuse !


Documentaire à regarder. La vie en EHPAD

Dans la vidéo, dont le lien est ci-dessus, vous découvrirez un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personne Agée Dépendante) de standing. Des locaux très propres, un établissement privé a priori très agréable.

Toutefois ce bel endroit n’est pas un pari pour les cheveux d’argent de nos anciens… Le documentaire parle de lui-même je ne vais donc pas vous détailler ce que l’on y voit, mais juste apporter mon avis de professionnel de santé qui connaît plutôt très bien ces EHPAD et les services de gériatrie.

Avant tout, sachez que mes propos ne visent pas à pointer du doigt les soignants eux-mêmes mais plutôt la politique de rentabilité des groupes gestionnaires de ces établissements.

Nous sommes nombreux à devoir, hélas, à un moment de la vie de nos ainés à devoir faire le choix déchirant de confier nos parents et grands-parents à ces maisons spécialisées qui seront généralement la dernière demeure de nos proches.

Ici l’EHPAD accueille les personnes âgées moyennant un « loyer » de 3500€ par mois soit 42000€ par an. Autant dire qu’à ce prix c’est tout le patrimoine du nouveau résident qui va y passer et même une partie de celui sa famille.

Pour un tel montant les proches se disent que les services et la qualité de ceux-ci ne peuvent qu’être à la hauteur d’un hôtel de luxe et penser légitimement que c’est le bon endroit pour finir sa vie, celle de leur proche, dans le bien-être. Et pourtant.

Et pourtant, à bien y regarder, les coulisses sont tout autres. Je dirais même qu’elles sont au moins aussi honteuses que celles que l’on découvre dans les EHPAD publics français. La vraie différence c’est le coût : entre 2000€ et 2500€ minimums dans le public contre 3500€ pour celui qui nous intéresse ici. Ce dernier n’étant pas le plus cher.

Ce qui ne change pas entre privé et public c’est le manque de personnel compétent et, de facto, le manque de temps disponible pour s’occuper décemment de nos anciens. Ces scènes de couloirs où l’on croise des résidents perdus, souillés, apeurés je les ai connus. Ces services, dans lesquels on ne croise pas souvent le personnel j’y ai travaillé. Je ne suis pas fier de la qualité de service que j’ai apporté à mes patients, pardon, résidents et pourtant. Pourtant nous étions très occupés, en permanence. Une infirmière, deux ou trois aides-soignants le matin, rarement plus d’une infirmière et un aide-soignant l’après-midi est généralement une infirmière et un aide-soignant la nuit, parfois pour deux étages !

Dès lors comment s’occuper dignement de nos aînés ? La réponse est aussi simple que claire : on ne le peut pas dans un système où la rentabilité est plus importante que la dignité humaine. C’est dit !

Les résidents des EHPAD ne sont pas du bétail ! Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas, tolérer la situation telle qu’elle est décrite dans la vidéo. C’est inhumain, contraire au droit à la dignité ! Pourtant ces faits ne sont pas isolés et la plupart de ces résidences fonctionnent de la même manière. Peu de personnel, des toilettes faites en moins de 10 minutes ce qui, je l’affirme d’expérience, cela est impossible ! Petit déjeuner, déjeuner et diner sont des moments importants où les soignants devraient disposer de temps pour nourrir correctement les personnes âgées ne sachant pas, ou mal, se nourrir seules. Malheureusement soit on les gave à « la va-vite » soit on ne les nourrit pas ! Heureusement pour certains pensionnaires que des membres de leur famille puissent se dégager du temps pour venir donner à manger à leurs parents mais ce n’est hélas pas le cas le plus fréquent et ce n’est d’ailleurs pas une situation normale. Les besoins vitaux ne sont pas pleinement assurés.

Que dire encore des « tours de changes » qui doivent être faits au pas de course ? Nombre de nos anciens sont souillés par leur urine et leurs excréments et le restent longtemps, toujours trop longtemps et même souvent de longues heures. Intolérable ! La malnutrition, le manque de communication, le non-respect de la dignité de nos anciens ne sont que quelques éléments qui forment la maltraitance institutionnelle souvent couverte par les personnels qui craignent pour leur emploi, par les cadres qui sont payés pour faire cravacher les agents, et déniés par les directeurs et actionnaires de ces établissements. Oui mesdames et messieurs ce système est honteux. Oui vous avez le droit et même le devoir de vous plaindre. C’est d’ailleurs en dénonçant tous ces mauvais traitements, en déposant des plaintes, si possibles collectives, que vous participerez à faire changer les choses dans ces institutions publiques ou privées. Quand on sait que certains groupes d’hébergements pour personnes âgées dépendantes réalisent des bénéfices annuels allant jusqu’à 400% il est important de se demander où passe l’argent de vos anciens, votre argent et souvent même les aides apportées par l’Etat ! L’argent qui part dans les poches pleines des actionnaires doit être en grande partie récupéré et mis au service des résidents en embauchant du personnel supplémentaire, en investissant dans du mobilier confortable mais aussi dans l’animation, les sorties, la sauvegarde du lien avec l’extérieur et j’en passe.

J’ai entendu des centaines de personnes demandant à mourir parce qu’elles ne supportaient plus leurs conditions de vie et le traitement qu’on leur infligeait en plus de la terrible solitude dont toutes souffrent !

J’ai eu une patiente, résidente, qui était pleinement consciente de sa situation, qui était capable de se débrouiller seule pour manger, par exemple, et de se déplacer sans trop de difficulté, décider de mourir. J’ai pris le temps, devant sa détresse psychologique, de lui parler plus longuement que d’habitude. J’ai tenté de la raisonner mais elle en avait décidé autrement et elle m’a dit « à partir de maintenant je ne mange plus, je ne bois plus ». Elle a tenu promesse avec une force mentale que j’aie rarement vue. Tout, nous avons tout essayé pour la nourrir jusqu’à tenter de lui imposer la sonde gastrique. Rien n’y fit. Elle s’est éteinte 3 ou 4 jours plus tard. La solitude, tue autant que le mauvais traitement du système économique qui ignore l’humain. Jamais je ne serai placé en EHPAD le temps où ma conscience sera intacte. Je préfère encore décider du moment de partir mais là encore nous vivons dans un pays hypocrite qui refuse le suicide assisté qui permettrait de faire son dernier voyage dans des conditions optimales. L’euthanasie qui est pratiquée depuis la nuit des temps, tous les soignants le savent, l’ont vue ou réalisée, fait aussi partie des grands sujets de société que l’on refuse de mettre dans le débat politique tout en cautionnant sa pratique. Mesdames et messieurs la France manque de courage. Mesdames et messieurs nous sommes la France et c’est à nous de reprendre le pouvoir et à restaurer les valeurs qui nous chérissions tellement autrefois.

#NosVieuxValentMieuxQueLeursProfits

Que savons-nous de la Covid19 et de la pandémie ?


Tout ce que nous savons c’est hélas que nous ne savons (presque) rien. Ce virus tue. Il est là cause de la saturation des services de soins… Y a-t-il une solution à part isoler chacun d’entre nous ? Je ne le pense pas.

Faut-il isoler tout le monde ? Je ne le pense pas non plus..

Quelle peut être la moins mauvaise des solutions ? La discrimination ! Oui, je sais, j’ai dit discrimination et cela ne m’enchante pas.

Quelle discrimination ?

Pour faire court, il me semble primordial d’isoler les personnes à risque. C’est-à-dire celles et ceux qui, à cause de l’âge ou de maladie, sont les plus fragiles. Ce n’est pas simple de dire cela…

Un confinement des personnes fragilisées permettrait de diminuer le nombre d’entrées en réanimation car le problème est bien là : nous manquons de personnels qualifiés en réa. L’histoire du nombre de lits, sans être dépourvue d’importance, est moindre car on peut trouver de la place pour tous. Nous n’avons pas les moyens humains de faire face à la situation.

Ce confinement discriminatoire aurait aussi l’avantage de permettre un redémarrage de notre économie. C’est terrible de le rappeler, mais restons lucides et sincères en toutes circonstances, l’économie est moribonde et nous ne pourrons pas supporter bien longtemps les méfaits, là aussi, de la Covid19… Nombre de commerçants, d’artisans, de sociétés de tous types vont fermer leurs portes de façon définitive. Tout est en danger.

Il faut donc préférer ce concept de confinement discriminatoire, qui me touche aussi, que de laisser ces gens souffrir ou mourir tout en constatant le désastre économique pour la nation.

​​Déjà il nous faut penser au « temps d’après ». Il faudra tout relancer. Cela sera coûteux et long mais nous n’aurons pas d’autre choix qu’investir, très massivement, pour le redressement des entreprises en difficulté du fait de la pandémie. Dans le même temps, il faudra inciter largement à la création et l’installation d’entreprises très diverses sur notre territoire. Il y a bien d’autres choses à faire pour se relever et l’une d’entre elles est primordiale : La création, sur notre sol, de véritables industries, dans tous les domaines. Créer, consommer, exporter français sera le levier principal de la France d’après. Pour l’heure, l’avenir de la France est dans les mains du Président de la République. Ce dernier annoncera, ce soir, à 20H, ses derniers arbitrages et les nouvelles dispositions à appliquer. Espérons, pour tout le monde, que ces mesures soient enfin plus lisibles et compréhensibles mais surtout véritablement plus efficaces que les précédentes. Nous nous devons, en cette période plus que jamais délicate, d’être soudés, vraiment solidaires et même de laisser nos convictions politiciennes de côté. Laisser de côté nos convictions politiques ne doit pas pour autant dire que nous ne serons pas attentifs aux risques de déviances politiques que le pouvoir en place pourrait utiliser, à des fins électorales, en se cachant derrière le bouclier sanitaire. Les prochaines échéances électorales ; départementales, régionales voire présidentielles ne doivent pas être repoussées, cela serait une grave faute politique. En revanche, repenser le mode d’organisation des scrutins doit être une préoccupation afin que la démocratie puisse s’exprimer dans des conditions de sécurité maximale.

Jean-François SOYEZ, Wattrelos le 28 octobre 2020